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mercredi 26 février 2014

Pourquoi être beau rapporte-t-il plus quand on est un homme?


Quentin Metsys (1456-1466/1530). La Veille Duchesse. Source: Wikimedia

Ce matin, j'écoutais en podcast le programme "freakonomics radio" lors de mon petit décrassage. Cette émission propose des analyses de phénomènes économiques "à la marge". L'invité du jour était l'économiste Daniel Hamermesh qui s'est intéressé à l'influence de la beauté physique (un sujet qui fait également l'objet de ce billet-ci) sur le salaire. De nombreuses études démontrent qu'être "beau" rapporte: les personnes "belles" ont des salaires plus élevés que les personnes "laides" et ce dans toutes les professions étudiées (à l'exception des cambrioleurs à main armée chez qui, apparemment, la laideur paye sans doute parce qu'il font peur à leurs victimes! cf. Monan & Tekin, 2010). Plus on correspond aux canons de beauté, plus le portefeuille se garnit. Cela s'appelle "la prime à la beauté". Dans l'émission,  les économistes invités évoquent des différences de salaire de l'ordre de 10% entre personnes "belles" (c'est-à-dire d'une beauté supérieure à la moyenne) et "laides" (c'est-à-dire d'une beauté inférieure à la moyenne). Intrigué par ces résultats, je me suis penché un peu plus avant sur le sujet... Voici le résultat de mes incursions dans ce territoire inconnu.

mercredi 2 mai 2012

La femme démembrée



En pensant à l'image de la femme dans la publicité, trois figures me viennent à l'esprit: 
  1. -Sexuelle - Pensons aux "poupées" dénudées allongées lascivement sur une carrosserie. 
  2. -Esthétique - Pensons aux beautés filiformes utilisées pour vanter les mérites de parfums, de cosmétiques ou de vêtements. 
  3. -Ménagère - Pensons aux poétesses du petit écran nous chantant le panégyrique de divers produits alimentaires ou d'entretien. 
Dans les deux premières figures, c'est  le corps de la femme en tant que surface suscitant le désir de l'homme (d'une part) ou l'aspiration à un idéal chez la femme elle-même qui est mis en avant. 

Dans la troisième, le corps est également important mais cette fois comme agent. C'est le corps en action: celui qui récure, qui épluche, qui frotte, qui coupe, qui hache...La dimension intellectuelle n'est certes pas totalement oblitérée mais, à travers un simple bon sens, dont le prestige est relativement limité (ce n'est pas l'intelligence "abstraite" des génies). En revanche, cette femme, dévouée à sa famille, ou à ses proches, est chaleureuse, sociable, des traits sans doute beaucoup plus "charnels", "viscéraux", et donc liés au corps que ne le serait une intelligence abstraite.