Je dispense un cours de psychologie du genre, dont une partie importante est consacrée à l'étude du sexisme visant les femmes. A l'issue des cours traitant de cette question, une étudiante m'écrit la chose suivante (extrait):
"J'ai l'impression que la lecture qu'on fait du sexisme, comme ne défavorisant que les femmes, est très dangereuse. Les médias parlent très rarement du fait qu' après un divorce la cour concède les enfants quasi-toujours à la mère, ou que les femmes qui abusent sexuellement sont perçues moins négativement que les hommes et elles ont une peine mineure. Il y a puis toute une problématique liée à la pression que les hommes ressentent sur le plan de la sexualité et du succès professionnel (...) En parler est-il perçu comme du sexisme? Moi j'ai l'impression que oui, cet arguments sont injustement vus comme le tentative de minimiser les effets que le sexisme a sur les femmes, alors que pour moi ça n'a pas de sens car on devrait être tous dans le même côté."
"J'ai l'impression que la lecture qu'on fait du sexisme, comme ne défavorisant que les femmes, est très dangereuse. Les médias parlent très rarement du fait qu' après un divorce la cour concède les enfants quasi-toujours à la mère, ou que les femmes qui abusent sexuellement sont perçues moins négativement que les hommes et elles ont une peine mineure. Il y a puis toute une problématique liée à la pression que les hommes ressentent sur le plan de la sexualité et du succès professionnel (...) En parler est-il perçu comme du sexisme? Moi j'ai l'impression que oui, cet arguments sont injustement vus comme le tentative de minimiser les effets que le sexisme a sur les femmes, alors que pour moi ça n'a pas de sens car on devrait être tous dans le même côté."
Elliot Rodger, le tueur misogyne d'Isla Vista