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samedi 17 mars 2012

Pourquoi nier des rumeurs ne sert généralement à rien


Source: Flickr

En septembre 2012, une rumeur court sur le réseau social Facebook selon laquelle les messages privés apparaissaient sur le "mur" (public) des membres. Facebook essaye de démentir par tous les moyens...mais rien n'y fait.

Le 11 Novembre 2011. Une information parmi d'autres: un avocat franco-sénégalais, Robert Bourgi, affirme avoir transmis des valises de billets provenant de chefs d'Etat africains  dans le but de financer la campagne de Jacques Chirac en 2002.  Dominique de Villepin, désigné comme l'un des récipiendaires de ces valises, réagit vivement, nie et décide de porter plainte. Sans doute espérait-il ainsi éteindre la rumeur dans l'opinion publique?

Pour un citoyen relativement peu informé sur ce sujet (comme moi), il est difficile de se prononcer sur la véracité de ces accusations. Si je peux aisément imaginer un tel scénario (détaillé par Bourgi), sur quelle base puis-je y croire ou, au contraire, le dénoncer comme faux?

Nous sommes envahis d'informations (ce blog contribue du reste à cette surabondance). Avec les "informations" viennent les "rumeurs", ces affirmations dont on ne sait si elles sont vraies ou fausses mais que certains ont intérêt à diffuser pour de multiples motifs qui n'ont souvent que peu de rapport avec leur authenticité... Cette question résonne d'une actualité toute particulière alors que la campagne électorale américaine prend son envol. Les candidats, et les groupes de pression qui les soutiennent, recourent de façon massive à des spots publicitaires mettant en cause leurs adversaires.  En 2010, la Cour Suprême a levé les plafonds aux donations privées en faveur des campagnes électorales ce qui renforce ce phénomène.  Or, ces spots colportent parfois des rumeurs fausses ou infondées. Le candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2004, John Kerry, en a fait les frais, lui qui fut accusé (à tort) d'avoir déformé et exagéré ses états de service pendant la guerre du Vietnam. Ces publicités ont joué un rôle non négligeable dans sa défaite. Le fait que des groupes de pression fortunés puissent diffuser des rumeurs fausses qui servent leurs intérêts constitue un danger important pour le fonctionnement démocratique.