samedi 16 janvier 2021

Psychologie sociale du coronavirus (Episode 21): Que sait-on de ceux qui hésitent à se faire vacciner?

(ceci est le texte d'une intervention faite lors du "Grand Tour de la Médecine" le 16 janvier 2021)


Durant ces quinze minutes, je vais évoquer la question de l’hésitation vaccinale, en adoptant une perspective psychosociale – ma discipline. Mon exposé prendra la forme d’une série de questions. 

Qu’est-ce que l’hésitation vaccinale ? 


Selon l’OMS, l’hésitation vaccinale fait référence aux retards dans le recours à la vaccination ou au refus de se faire vacciner en dépit de la disponibilité de services de vaccination. Selon cette définition, il s’agit d’un comportement et non d’une attitude. Ce comportement peut s’expliquer par une méfiance vis-à-vis des vaccins mais pas nécessairement. Le groupe d’experts SAGE de l’OMS suggère qu’il y a trois grandes catégories de facteurs qui expliquent ce comportement. On distingue la confiance (ou le maque), mais également la complaisance (complacency) et le confort (convenience). On parle des 3C. 


Pour se faire vacciner, il faut en effet avoir confiance mais il faut aussi se « bouger les fesses » si vous me permettez l’expression et avoir le sentiment qu’il est relativement aisé de se faire vacciner. Bref, l’hésitation vaccinale n’est pas à confondre avec l’anti-vaccinalisme, ou l’opposition aux vaccins. Celle-ci s’intègre dans un mouvement social, que je ne peux pas traiter ici, par manque de temps. 


Il en résulte également que l’on peut regrouper les hésitants en différentes catégories selon leurs attitudes vis-à-vis de la vaccination : certains sont très favorables sur le principe mais pas suffisamment motivés, d’autres ont des doutes sur l’un ou l’autre vaccin mais sont en revanche prêts à s’en faire administrer d’autres. Enfin, une même personne peut être hésitante à un moment et pas à l’autre. On voit par exemple dans notre baromètre sur la vaccination que les intentions vaccinales par rapport au Covid19 évoluent très rapidement en fonction du temps. L’hésitation vaccinale n’est donc pas une propriété des individus mais dépend de l’interaction entre le contexte et l’individu. 


Qui sont les hésitants vaccinaux? 


D’un point de vue socio-démographique, on constate plusieurs éléments (Kessels, Luyten, & Tubeux, 2020) :

  • Un effet de genre (les femmes sont en moyenne moins susceptibles de se faire vacciner)
  • Les 25/34 ans tendent à être les plus hésitants. Ce sont les plus âgés qui le sont le moins. 
  • Le niveau d’éducation ne joue pas un rôle clair. Alors que certaines études montrent que plus on est diplômé, plus on est favorable à la vaccination, d’autres indiquent une hésitation plus marquées chez certaines catégories diplômées. C’est notamment le cas pour le vaccin HPV.  
  • En termes de profession, c’est dans les catégories intermédiaires que l’on retrouve le plus d’hésitants vaccinaux: professions paramédicales, enseignants du primaire, secondaire, travailleurs sociaux etc. (Peretti-Watel et al., 2014). 

Ayant brossé ce rapide portrait, envisageons les déterminants de l’hésitation vaccinale. 


L’hésitation vaccinale est-elle due à un manque d’informations ? 


Lorsqu’on analyse des sondages sur l’hésitation vaccinale, on constate que la raison la plus communément citée par les hésitants est la crainte d’effets indésirables. Par exemple, certains hésitants pensent que le vaccin Pfizer va modifier notre ADN. Ceci peut être attribué à un déficit d’information, ou à de mauvaises informations. Et de nombreuses informations fausses circulent sur la vaccination et l’immunité. Par exemple, certains sont convaincus qu’il suffit de prendre de la vitamine D pour « booster » son immunité et échapper à une infection à la Covid-19. C’est le cas de l’ex-député européen Ecolo Paul Lannoye. 


Partant de ce constat, beaucoup de médecins ou de professionnels de la santé pensent que ces gens sont juste mal ou insuffisamment informés. C’est certes un élément important mais on constate que ce ne sont pas nécessairement les moins informés ou les moins diplômés qui sont les plus résistants aux vaccins, comme l’illustre d’ailleurs le cas de Paul Lannoye. Par ailleurs, on a des raisons de croire que les justifications mentionnées dans les enquêtes sont souvent des rationalisations par rapport à des ressentis ou des émotions plus profonde liées à la démarche de se faire injecter une substance qui n’a pas fait ses preuves dans le corps. 


L’hésitation vaccinale est-elle due à des déficits de raisonnement ? 


Deuxième facteur qu’on invoque: les biais cognitifs. Parmi ceux-ci, on cite souvent une difficulté à appréhender le risque (voir ce billet-ci à ce sujet). Par exemple, pour argumenter sa méfiance, on citera des cas extrêmement rares d’enfants qui ont reçu un diagnostic d’autisme peu après avoir reçu le vaccin Rougeole-Rubéole-Oreillons. Ce vaccin est administré dans la tranche d’âge où les premiers symptômes de troubles autistiques sont susceptibles de se manifesters, ce qui mène, par  simple coïncidence statistique, à une corrélation entre vaccination et diagnostic d’autisme. Mais on a souvent de la peine à se départir de l’impression que si deux événements se suivent, l’un n’a pas causé l’autre. 


Autre biais : la façon dont les décisions sont prises par les patients. Le vaccin implique de faire une action pour ne pas être malade, tout en risquant de l’être (à cause des effets secondaires). De nombreux  travaux (Reyna, 2012) montrent que les décisions en termes de santé sont souvent basées sur des raisonnement très simples. Globalement, les gens font des choix basés sur une opposition binaire : entre « se sentir bien » et « ne pas se sentir bien ». Prendre le vaccin alors qu’on se sent bien est contraire à cette heuristique : si on se sent déjà bien, il faut faire une action qui peut mener à ne pas se sentir bien. Les discours antivax se marient évidemment beaucoup mieux avec ce type d’heuristique que le discours médical traditionnel. 


Ce type de biais cognitifs intervient également. Mais c’est une lecture qui me semble insuffisante car elle tend à limiter l’analyse à des facteurs individuels : en effet, selon cette vision des choses, il suffirait d’informer les gens correctement ou de les aider à réfléchir « rationnellement » pour transformer les hésitants en convaincus. C’est certes utile mais ça ne suffit pas. Il manque une pierre à l’édifice. 


L’hésitation vaccinale est-elle un phénomène collectif ? 


S’il est une réalité qui est bien démontrée en psychologie sociale, c’est que les individus n’élaborent pas leurs convictions sur base simplement d’un traitement individuel de l’information. L’adhésion ou non à une attitude ou à un comportement dépend de l’ancrage dans des collectivités (Spears, 2020). Par exemple, des expériences célèbres montrent que même notre perception visuelle, la façon dont on identifie des couleurs ou dont on évalue la longueur d’un objet, peut être influencée par le fait que les membres d’un groupe auquel on s’identifie, perçoivent ces stimuli comme tels. 


S’il en est ainsi pour la perception, c’est encore plus le cas en ce qui concerne les attitudes et les comportements. Ma propre disposition à me faire vacciner dépend en premier lieu de la disposition à le faire de la ou des communautés que je fréquente et auxquelles je m’identifie. 


Et précisément, les attitudes vaccinales s’inscrivent dans des communautés d’appartenance. Par exemple, des études menées en Australie (Attwell, Smith, & Ward, 2018) montrent que pour les parents hésitants vaccinaux, il y a une vraie opposition entre deux groupes : l’endogroupe - « nous, qui sommes attachés à la nature » et les « autres malsains », qui adhèrent sans trop réfléchir aux pratiques toxiques d’une société de consommation industrielle. La perception du vaccin vient se greffer sur cette vision du monde. On voit dans celui-ci une réponse technologique qui rompt l’équilibre avec la nature. Un discours scientifique « traditionnel » ne peut pas aisément s’intégrer avec cette vision du monde. Le greffon ne prendrait pas si vous me permettez l’analogie. Mais plus fondamentalement, cette opposition nature / société industrielle structure l’identité de ces parents, leur mode de vie, leurs choix pédagogiques, leurs interactions avec leur communauté et tous les bénéfices secondaires qu’elle leur apporte.   L’appartenance à une collectivité est, comme on le sait, un des meilleurs garants de la santé mentale.  




A la lumière de cette analyse, lorsque les autorités sanitaires, le Lancet ou un médecin généraliste nous communiquent des informations sur la vaccination, l’adhésion à ce message dépend de l’identification à la communauté que lui ou elle représente. Est-ce que ce gouvernement se soucie de mes intérêts ? Est-ce que je m’identifie à la science comme source d’une vision du monde ? Pour être efficace, l’information doit provenir d’une source à laquelle on s’identifie. 

  

Or, c'est dans des situations d’incertitude, d’anxiété, que l’on va être particulièrement désireux d’adhérer à l’avis de notre communauté sur la source de cette anxiété (Echterhoff, Higgins, & Levine, 2009). Clairement, la pandémie, source d’incertitude évidente, est propice à susciter ces comportements visant à se raccrocher à sa communauté, ou à une communauté modèle, et à y chercher des informations. Inversement, lorsqu’on s’identifie déjà à une ou des communautés, il y a une propension forte à adhérer à son discours afin de ne pas en être exclu.  


Dans ce contexte, la prolifération de sites et de communautés discutant de la vaccination sur internet, permet à tous ces hésitants vaccinaux de s’affilier à des groupes et de récolter des informations qui se conforment à leurs croyances. Elle permet aussi de les échanger entre leurs membres, ce qui est souvent une source de valorisation mutuelle. Les communautés qui portent des discours antivax sont du reste beaucoup plus motivées et actives dans la diffusion d’informations que les autorités ou personnes favorables à la vaccination. Pour ces dernières, son utilité est une évidence qui n’a pas grandement besoin d’être démontrée. Par ailleurs, les experts comme les médecins ont beaucoup d’autres chats à fouetter que de communiquer sur internet à propos de la vaccination ! Cela crée ce qu’on appelle une asymétrie informationnelle, susceptible d’influencer tout particulièrement les gens qui sont à la marge et n’ont pas d’opinion claire sur la question. 


Quel rôle pour les médecins par rapport à l’hésitation vaccinale ? 


Cette analyse implique également d’intégrer les acteurs auxquels les gens ont confiance – et je pense tout particulièrement aux médecins généralistes, qui viennent en tête. Des enquêtes ont montré par exemple que, toutes choses égales par ailleurs, les gens étaient beaucoup plus disposés à se faire vacciner si leur médecin le leur recommandait (Brien, Kong & Buckeridge, 2009). Ceci montre que l’hésitation vaccinale ne reflète pas nécessairement une hostilité idéologique au savoir scientifique ou à la science. 


Lors d’une émission récente à la RTBF (« A Votre Avis » le 9/12/2021), Philippe De Vos de l’Absym (syndicats médicaux) soulignait l’importance de consulter son médecin généraliste – dans l’espoir qu’il ou elle ramène les hésitants à la raison. Le journaliste interroge alors une dame qui est en duplex : 


  • Journaliste : Qu’est-ce que vous allez faire ?
  • Téléspectatrice : Je ne me ferai pas vacciner`
  • J : Si votre médecin de famille vous dit « c’est bon pour vous », est-ce que vous changez d’avis ?
  • T : Il m’a dit de ne pas me faire vacciner

On voit donc ici que la confiance au médecin n’est pas nécessairement antithétique avec l’hésitation vaccinale. Le médecin lui-même peut être porteur d’hésitations (on voit d’ailleurs dans plusieurs sondages que l’hésitation vaccinale est présente chez un certain nombre d’entre eux). 


A cet égard, le discours complotiste qui accompagne les antivax recourt souvent à une opposition entre l’ « expert » / le scientifique de laboratoire ou l’épidémiologue et le « médecin de terrain », proche de ses patients qui, lui, aurait accès à la vérité. Les complotistes revendiquent ici une adhésion à la science mais dépouillée de son caractère institutionnel, désincarné, loin des « gens ». 


Qu’exprime l’hésitation vaccinale? 


Si l’hésitation vaccinale se définit comme un comportement, on peut souvent y voir l’expression d’un positionnement, d’une attitude, par rapport à un objet. Avoir une attitude par rapport à quelque chose ne reflète pas uniquement les informations dont on dispose à ce propos. Elle sert aussi à manifester la façon dont on se situe dans l’espace social lié à cet objet. C’est ce qu’on appelle la fonction « expressive » des attitudes. Il en va de même en ce qui concerne l’hésitation vaccinale. On a pu ainsi montrer que celle-ci  était fortement liée à un trait de personnalité, la tendance à la réactance (Hornsey et al., 2018). Il s’agit précisément du fait d’exprimer sa liberté par rapport à une injonction qui nous est faite (en la refusant, comme dans la bande-dessinée ci-dessous). Je vous donne deux exemples de cette dimension expressive :


  • Le mouvement anti-vaccin a été souvent porté par des femmes (Salvadori et Vignaud, 2019).   Pourquoi ? Parce qu’il s’agissait de vacciner des enfants – c’est-à-dire le domaine des femmes, jusqu’il y a peu. Et parce que les injonctions à la vaccination, jusqu’à très récemment, proviennent d’hommes – médecins, experts, politiques – dans une société profondément patriarcale. Je fais l’hypothèse que ce mouvement exprime en partie un opposition à cet ordre patriarcal, plus qu’une forme d’irrationalité ou un manque de connaissances scientifiques. 
  • Deuxième exemple. En France, on constate que, parmi les professionnels de la santé, l’anti-vaccinalisme est particulièrement représenté dans les professions intermédiaires : infirmières, sage-femmes, etc, plus que chez les médecins (Thomire & Raude, 2020). En revanche, ces travailleurs – souvent des travailleuses – adhèrent davantage aux médecines douces et recommandent volontiers ce type de traitement à leur patients. Pourquoi ? D’après certains de  mes collègues, elles se sentent souvent dépossédées de toute autorité par rapport aux médecins. Proposer ce type de traitement, c’est une façon de se ménager un espace de compétences, qui seront valorisées si les conseils prodigués donnent des résultats positifs. Mais naturellement, l’adhésion aux médecines douces s’accompagne très souvent d’une grande méfiance par rapport aux vaccins.


Conclusions


Que conclure de tout ceci ? Pour lutter contre l’hésitation vaccinale, il ne faut pas diaboliser les « hésitants » en les considérant comme des antivaccins, des imbéciles ou encore des irresponsables. Stigmatiser les hésitants, c’est la meilleure façon de les envoyer dans les bras des mouvements antivaccins (voir ce billet-ci). Au contraire, en les informant sans jugement via des canaux auxquels ils peuvent s’identifier (comme leur médecin généraliste, leur pharmacien de quartier, tel ou tel épidémiologue médiatisé qui sera davantage susceptible de les toucher), on peut espérer convaincre. Et de même, en faisant le pari du consentement plutôt que de l’obligation, on peut mener les individus à s’approprier véritablement le choix de la vaccination, à ne pas le faire par obligation mais par conviction. 


C'est là, globalement, la politique qui a été poursuivie en Belgique. D’après les résultats de notre baromètre, qui montre une augmentation des intentions de vaccination, il semble que cette stratégie s'avère payante. 





PS: Merci à Vincent Yzerbyt et Anne-Laure Rousseau pour leurs commentaires sur une version antérieure de ce texte. 


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Episodes précédents: 




Références :


Attwell, K., Smith, D. T., & Ward, P. R. (2018). ‘The Unhealthy Other’: How vaccine rejecting parents construct the vaccinating mainstream. Vaccine36(12), 1621-1626.

Bronner, G. (2013). La démocratie des crédules. Presses universitaires de France.

Brien S, Kwong JC, Buckeridge DL. The determinants of 2009 pandemic A/H1N1 influenza vaccination: A systematic review. Vaccine. 2012;30(7):1255-1264. 

Echterhoff, G., Higgins, E. T., & Levine, J. M. (2009). Shared reality: Experiencing commonality with others' inner states about the world. Perspectives on Psychological Science4(5), 496-521.

Hornsey, M. J., Harris, E. A., & Fielding, K. S. (2018). The psychological roots of anti-vaccination attitudes: A 24-nation investigation. Health Psychology37(4), 307.

Kim, M.-S., & Hunter, J. E. (1993). Attitude–behavior relations : A meta-analysis of attitudinal relevance and topic. Journal of Communication43(1), 101‑142. 

Kessels, R., Luyten, J. & Tubeuf, S. (2020). Willingness to get vaccinated against Covid-19: profiles and attitudes towards vaccination. Discussion paper. 2020/35. 

Peretti-Watel, P., Raude, J., Sagaon-Teyssier, L., Constant, A., Verger, P., & Beck, F. (2014). Attitudes toward vaccination and the H1N1 vaccine: poor people's unfounded fears or legitimate concerns of the elite?. Social Science & Medicine109, 10-18.

Reyna, V. F. (2012). Risk perception and communication in vaccination decisions: A fuzzy-trace theory approach. Vaccine30(25), 3790-3797.

Smith, N., & Graham, T. (2019). Mapping the anti-vaccination movement on Facebook. Information, Communication & Society22(9), 1310‑1327. 

Thomire, A., & Raude, J. (2020). The role of alternative and complementary medical practices in vaccine hesitancy among nurses: A cross-sectional survey in Brittany. Médecine et Maladies Infectieuses.

Ward, J. K. (2016). Rethinking the antivaccine movement concept: a case study of public criticism of the swine flu vaccine’s safety in France. Social Science & Medicine159, 48-57.


13 commentaires:

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  3. Premièrement, le manque d'information n'est pas le problème. Au contraire, nous recevons un tsunami d'informations sur la COVID et la vaccination. Cela peut mener à se sentir étouffer par cette quantité de données qui peut être contradictoire selon le virologue interviewé et le pays concerné. Tout cela favorisant l'hésitation à se faire vacciner.

    Prenons l'exemple de l'AstraZeneca, au début de la vaccination, il était destiné uniquement aux individus de - de 55 ans. En quelques jours grâce à des études portées au Royaume-Uni sur les + de 55 ans sur ce vaccin, il a été décidé qu'il sera administré à toute la population. Ce changement est intervenu à un moment où la Belgique s'interrogeait sur la manière d'accélérer la vaccination. Dès lors, on peut s'interroger quant à la question du timing...

    De plus, l'Afrique du Sud a quant à elle décidé d'arrêter d'administrer le vaccin AstraZeneca suite à une étude qui montrait une efficacité de seulement 22% sur les variants. Bien que la taille de l'échantillon de l'étude soit critiquée, cela peut poser question et amener à la réflexion.

    Pour finir, en Belgique, lorsque les personnes vont se faire vacciner, elles n'ont pas le droit de choisir le vaccin qu'elles souhaitent. Certaines ayant des réticences pour un vaccin particulier, pour des raisons personnelles, vont donc peut-être hésiter à se faire vacciner.

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  4. Premièrement, le manque d'information n'est pas le problème. Au contraire, nous recevons un tsunami d'informations sur la COVID et la vaccination. Cela peut mener à se sentir étouffer par cette quantité de données qui peut être contradictoire selon le virologue interviewé et le pays concerné. Tout cela favorisant l'hésitation à se faire vacciner.

    Prenons l'exemple de l'AstraZeneca, au début de la vaccination, il était destiné uniquement aux individus de - de 55 ans. En quelques jours grâce à des études portées au Royaume-Uni sur les + de 55 ans sur ce vaccin, il a été décidé qu'il sera administré à toute la population. Ce changement est intervenu à un moment où la Belgique s'interrogeait sur la manière d'accélérer la vaccination. Dès lors, on peut s'interroger quant à la question du timing...

    De plus, l'Afrique du Sud a quant à elle décidé d'arrêter d'administrer le vaccin AstraZeneca suite à une étude qui montrait une efficacité de seulement 22% sur les variants. Bien que la taille de l'échantillon de l'étude soit critiquée, cela peut poser question et amener à la réflexion.

    Pour finir, en Belgique, lorsque les personnes vont se faire vacciner, elles n'ont pas le droit de choisir le vaccin qu'elles souhaitent. Certaines ayant des réticences pour un vaccin particulier, pour des raisons personnelles, vont donc peut-être hésiter à se faire vacciner.

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  5. Selon moi, s'il y a autant de personnes hésitant à se faire vacciner (pour la Belgique), c'est à cause...
    1) Des couacs politiques à l'échelle nationale, il y a des différences entre Régions;
    2) Des différentes mesures prises dans les pays du monde dont au sein-même de l'Union Européenne;
    3) De la vitesse, de la rapidité de conception des vaccins. Un vaccin prend normalement entre 8 et 12 ans pour être mis sur le marché, il faut faire beaucoup de tests et attendre des effets secondaires potentiels sur le long terme. La pilule est dure à faire avaler aux gens. Les gens perçoivent la crise sanitaire comme une course au fric venant de Big Pharma, le premier producteur a gagné la course et gagne un maximum d'argent (Pfizer, Moderna, AstraZeneca);
    4) Des gens pensent que la vaccination au coronavirus est un moyen de renflouer les caisses des Big Pharma;
    5) Des effets secondaires graves et des cas troublants survenus quelques temps après des injections de vaccins, notamment l'AstraZeneca;
    6) Des "mystères" autour des chiffres du coronavirus, beaucoup de personnes ont vu des proches mourir d'une maladie qui n'était pas le coronavirus, or ces décès ont été marqués "covid-19", faisant planer de gros doutes sur les statistiques.
    7) Les gens font de moins en moins confiance aux politiques et aux gouvernements, ce qui les fait douter des mesures prises par ceux-ci ainsi que des obligations imposées & incitations (les politiques incitent à se faire vacciner & hésitent à obliger la vaccination pour voyager ou aller dans des événements).

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  6. « l’hésitation vaccinale est-elle due à un manque d’information ? ». Vous citez : ‘’la raison la plus commune est la crainte d’effets indésirables qui peut être attribuée à un déficit d’information, ou à de mauvaises informations’’.
    Je fais partie de ceux qui hésitent alors que plusieurs personnes proches de moi sont vaccinées: ma mère (paramédicale)et ces collègues, mes tantes (l’éducation en secondaire et en primaire, secteur médical en pédiatrie ou aide-soignante à domicile) et quelques amis (chirurgien, pompiers…). Cependant, je ne connais personne qui y est opposé.
    Je trouve que l’on ne possède pas encore assez de résultats, de recul, de données finales sur les tenants et aboutissant de ces vaccins. Ce qui me fait surtout hésiter, c’est la question des effets sur le long terme.
    Paradoxe : pour sortir de cette situation pénible, et pour en savoir plus, il faut qu’une majorité de la population se fasse vacciner… La majorité des pandémies ce sont arrêtées avec l’apparition de remèdes ou changements dans la société. Si j’en suis cette logique, il est de mon devoir de me faire vacciner.

    • « L’hésitation vaccinale est-elle un phénomène collectif ? » : ‘’ma propre disposition à me faire vacciner dépend en premier lieu de la disposition à le faire de la ou des communautés que je fréquente et auxquelles je m’identifie’’.
    D’un côté, j’aurais accepté le vaccin si on m’avait dit que la solution pour voyager à Pâques est d’être vacciné.
    D’un autre côté, je ne pense pas que mon hésitation soit due à mon entourage. Je suis en ordre dans tous mes vaccins. Je ne connais personne qui est contre. Je pense que je ne suis pas prête à m’injecter quelque chose qui n’a pas encore fait ces preuves et dont les recherches ne sont pas encore terminées. --> rejoint la question du manque d’informations mais qui s’oppose au sujet des phénomènes collectifs.

    • « Quel rôle pour les médecins par rapport à l’hésitation vaccinale ? » :
    Je rejoins ce point de vue là également: mes vaccins antérieurs ont été préparés et fait avec mon généraliste.


    Je viens d’apprendre, que : « sur les 17 millions de personne ayant reçu une dose du vaccin contre le covid, développé par Astrazeneca en Europe et au Royaume-Uni, seuls 15 ont développé une Thrombose veineuse profonde (DVT) et 22, une embolie pulmonaire (PE) ». Sans oublier, que rien ne confirme un lien de causalité avec le vaccin. Ces chiffres ne représentent que 0,0002%. Pour ma part, ce n’est pas le ‘’pendant’’ ou le ‘’juste après’’ vaccin qui me fait peur. C’est plutôt: Aura-t-il eu des conséquences sur ma santé, ma descendance … ? Nous n’en savons encore rien.

    • Le sujet de l’homéopathie est revenu régulièrement. Je n’ai pas d’avis dessus mais je trouve ça désagréable de n’avoir qu’un seul point de vue, qui plus est négatif.
    Situation similaire? l’année dernière : La professeur avait insisté oralement sur le fait que les TDAH ne sont que des diagnostics tendance et que ça n’existe pas vraiment. Elle avait précisé que ce n’était que son avis ; jusque-là tout va bien. sauf qu'elle l'a écrit dans son syllabus. Dommage parce que des centaines d’étudiants qui ne connaissent pas le sujet sont influencés par cet avis et n’iront peut-être pas se renseigner plus loin. Je suis TDA et cet acte m’avait profondément touché. Il se peut maintenant que ces futurs psychologues n’écoutent/prennent pas aux sérieux des enfants TDAH.Je trouve que cet avis souvent répété nous pousse à y adhérer, à ne pas chercher plus loin.

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  7. Tout d'abord, nous sommes confrontés à un problème social mais aussi à un problème de communication. En revanche, il faut prendre en compte le fait que toute nouveauté génère de l'incertitude et que cette incertitude peut avoir tendance à évoquer le manque de rationalité et favoriser un risque d'ordre civil.

    Cependant, le problème n'est pas si simple et cela ressemble au "Yin and Yang" du taoïsme , en faisant cette petite analogie je suis persuade qu'aujourd'hui être positif est négatif et être négatif est positif et que la vaccination ne fait pas exception (e.i., chaque mesure de sécurité a sa contrepartie et les avantages ont des inconvénients)

    Par ailleurs, il est bien connu que l'environnement influence les personnes. Un certain nombre de variantes vont renforcer la représentation de ce vaccin en fonction de chaque individu et non par manque de sensibilisation mais à cause de la manière dont l'information est diffusée, peut-être cela est la raison pour laquelle les citoyens choisissent de ne pas se faire vacciner.

    Une autre idée est pourquoi ne pas rendre le vaccin obligatoire: ne serait-ce pas un moyen plus rapide d'immunité large et collective?

    D'une part, il peut développer de nombreux inconvénients (ex.: Qui ferait ce travail? Quelle serait la méthode à utiliser? Qui contrôlerait les vaccinés? Comment les contrôlerait-il? Comment convaincre le citoyens?).

    D'autre part, nous trouverons les conséquences à long terme (ex.:imaginez un instant que les citoyens sont obligés de se faire vacciner et nombreux d'entre eux ont une crise cardiaque, une accident vasculaire cérébral, une appendicite,etc. le même jour ou une semaine après la vaccination etc. Dans tous les cas, cela serait arrivé s'ils avaient été vaccinés ou non) l'important ici est que s'ils ne voulaient pas se faire vacciner et étaient contraints au moment d'avoir un problème de santé, ils penseront que c'est dû au vaccin et il sera impossible de les convaincrez que ce n’est pas le cas en raison de croyances, l'origine et les représentations ou la signification du vaccin pour chaque individu.

    En bref, la vaccination aura un effet boomerang, sapant la confiance dans les vaccins et conduisant à un rejet supplémentaire de ceux-ci autant de générer des stéréotypes et un rejet social chez les personnes non vaccinées. De cette manière, en essayant de résoudre le problème épidémique (qui est urgent), de nombreux autres inconvénients commencent à apparaître qui influencent notablement notre individualité unique et par conséquent notre manière d'interpréter la réalité

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  8. Nous vivons depuis un an maintenant, une situation difficile sur plusieurs niveaux. Que ce soit sur le plan économique, social ou émotionnel ; nos vies ont été chamboulées d’un coup. Nos habitudes, nos plans, nos contacts, notre hygiène de vie, notre liberté, … Nous avons dû apprendre à vivre d’une autre manière. Comme vous l’avez abordé, l’hésitation au vaccin est une combination de plusieurs facteurs (externes et internes). Pour notre pays (la Belgique), il y a plusieurs couacs qui font qu’une partie de la population (dont moi) est hésitante.
    Premièrement, il est vrai que nous recevons beaucoup d’information au sujet des vaccins MAIS pour le moment, c’est comme si chaque jour qui passe il y a d’autres informations qui viennent soit confirmer ce qui a été dit avant ou contredire tout ce dont on croyait être vrai. Pour ma part je pense qu’il est tôt pour vraiment se positionner face au vaccin. Il a été découvert et produit (très) rapidement et il n’y a pas assez de résultats sur le réel impact du vaccin sur notre santé (pour dans 2 mois ou 20 ans).
    Tout comme vous, je pense également qu’en temps général, le phénomène collectif joue sur nos actions à tous au quotidien. Nous sommes tous capable de prendre nos propres choix et d’avoir nos propres convictions. Malgré tout, nos proches et la communauté à laquelle nous appartenons ont une certaine influence sur notre attitude envers la vaccination.
    Le médecin généraliste est une figure scientifique envers qui nous avons pour la plupart d’entre nous confiance (pour ma part, je le connais depuis ma naissance et c’est le seul médecin à qui je fais confiance pour les aiguilles). Tout comme la téléspectatrice interrogée par le journaliste de la RTBF, si le médecin en qui j’ai le plus confiance a ou n’a pas de doute en se qui concerne le vaccin, j’aurais plus tendance à l’écouter.
    Concernant l’expression de l’hésitation vaccinale, je vous cite : « Si l’hésitation vaccinale se définit comme un comportement, on peut souvent y voir l’expression d’un positionnement, d’une attitude, par rapport à un objet. » Dans ce point de vu et si on ajoute la stratégie politique prise par la Belgique envers le vaccin, le consentement de la population continuera à grandir et les Belges pourront également garder leur position (pour, contre et hésitant). Maintenant, il y a environs 3-4 mois, une chose qui avait attiré mon attention était la non-obligation à la vaccination mais que celle-ci serait potentiellement obligatoire pour voyager en avion, manger dans un restaurant ou même aller au cinéma. Si cette situation venait à se concrétiser, cela voudrait dire que notre liberté de choix, d'expression envers la vaccination serait réduite à faire le vaccin et pouvoir vivre normalement (dans un futur proche) ou garder notre position (si nous sommes contre le vaccin ou hésitant) et ne plus vivre. Quel serait votre point de vu en tant que psychologue social sur cette possibilité d'obligation indirecte ?

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  9. Tout d'abord , je pense qu'hésiter ce n'est pas quelque chose d'anormal. On ne peut pas être obligés a faire quelque chose que l'on ne souhaite pas. C'est normal qu'il existe toujours des doutes en ce qui concerne ces vaccins. Je me retrouve aussi parmi ceux qui hésitent parce que je ne sais plus a quoi ou qui faire confiance. J'attends des discussions négatives a propos du vaccin et quand au journal ou a la télé j'entends des choses positives. Y a quelques jours , on disait que le AstraZeneca a des effets négatifs et aujourd'hui on nous dit que c'est faux. Les informations qu'on reçoit jusqu'au présent pour moi , ne sont pas claires. ce qui me fait douter encore plus.
    En ce qui concerne le phénomène collectif , c'est vrai. Je trouve que moi personnellement je suis facilement influençable par les autres en entendant les choses "négatives " sur le vaccin.
    D'ailleurs , l'exemple avec la téléspectatrice et son médecin généraliste qui lui dit de ne pas se faire vacciner. Alors il a quelque chose qui se "cache" derrière? Pourquoi un médecin dirait cela? Alors ma confiance diminue encore plus, n'est-ce pas?
    Personnellement je ne veux pas y arriver a un stade ou on m'obligerait a faire le vaccin , je suis libre a choisir par moi même.

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