La prévalence de l'obésité est parfois décrite comme une nouvelle épidémie, qui touche aussi bien les contrées industrialisés que les pays émergents, voire en développement. Comme elle est en partie liée à la surconsommation alimentaire, la recherche sur les déterminants psychologiques de l'alimentation a fleuri ces dernières années. Ces travaux se concentrent en particulier sur deux types d'indices déterminant la prise de nourriture: les indices "internes" (faim, satiété, par exemple) et les indices externes (environnement, normes sociales, etc.). Les travaux sur les influences environnementales sont souvent très instructifs et montrent combien nous avons tendance à nous laisser influencer par des éléments aussi peu pertinents d'un point de vue nutritif que la couleur des aliments, la taille des assiettes dans lesquels ils sont servis ou la durée restante de l'émission de télévisée que nous visionnons en dînant. Ceci a conduit un auteur comme Brian Wansink a parler de "mindless eating" ("manger sans réfléchir").
J'enseigne la psychologie sociale à l'Université Libre de Bruxelles et à l'Université de Mons. L'objectif de ce blog relève de l'auto-discipline: m'obliger à transformer les proto-réflexions qu'éveillent l'actualité de ma discipline et l'actualité tout court en une pensée (plus ou moins) articulée et communicable à tout un chacun...J'espère en faire profiter d'autres que moi.Twittter: @olivier_klein
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lundi 23 janvier 2012
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